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Chroniques de l'ile oubliée

Kupka Ankh Balthazar : Chroniques de l'ile oubliée

Aurora Borealis

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Les rĂŞves ne peuvent s’Ă©crire
Aux abords du pays des songes,
Dans les songes on ne peut lire
Ces mots que le regard exige.

Alors quand approche la nuit,
Perdu dans la clarté des lampes,
Ne laisses rien d’inaccompli
Au souvenir qu’un rĂŞve estampe.

Quand le jour se perd dans le soir,
Jette sa dernière lueur,
Parcours sans fin la plaine aride
En quête de toute histoire,
Au bruit argenté des clameurs
de la présence éphéméride.

Il faudra à la fin du jour
Arpenter les contrées sauvages,
S’approcher du fleuve endormi,
Plonger aux gouffres sans retour,
À proximité du rivage
Ou tout ce qui reste s’enfuit.

Réveiller les planètes mortes
Aux terres noires tachĂ©es d’ombre
Des grands néants interstellaires.
Puis sous vigilantes escortes
D’Ă©toiles filantes en surnombre
Franchir les dernières frontières.

Vers les ravins bleus où bondit,
Happé par le vide insensé,
Le long flot des crues torrentielles
En territoires infinis,
Tracer les signes oubliés
Que le bris des carcans révèle.

Œil acéré comme une dague,
Recherche un passage, un sésame,
Avant que tout ne soit perdu.
Dans la trame muette des vagues,
Que de profonds remous entament,
Se mirent les cieux suspendus.

Et libre soit cette infortune
Dérivante au gré des courants.
Toute passion noire est un prisme
Diffractant l’obscurante lune.
Secret étoilé en dedans,
Mon errance Ă  son paroxysme.

La main bleue de l’air immobile
Brandit du poing l’oracle atroce
Que l’heure du trĂ©pas affole.
Le bourdon du temps inutile
Bruit silencieux sous l’Ă©corce,
Les oiseaux figés dans leur vol,

Un grand frisson triste de plume,
Dedans le confondant dédale,
Au crépuscule des semailles.
Un ciel pesant comme une enclume,
Et des pleurs aux aurores sales,
Où les météores déraillent.

Monter Ă  l’assaut des orages
OĂą d’Ă©tranges cauchemars errent.
Brûler nuitamment tous les ponts.
Se délester de tout bagages.
Élan d’oiseau tout de travers,
Briser la pénible attraction.

Pris dans le murmure glacé,
Écrire avec le néant bleu
Des révolutions sidérales,
Ma nuit ténébreuse et hantée,
Brûlée aux astres périlleux
D’amples aurores borĂ©ales.

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